Un jury a jugé qu’Elon Musk a trompé des investisseurs de Twitter en 2022 pendant sa tentative de sortie du rachat. Les dommages pourraient grimper à 2,6 milliards de dollars.


Un verdict qui replonge dans le chaos du rachat de Twitter


Un jury civil à San Francisco a estimé le vendredi 20 mars 2026 qu’Elon Musk avait trompé des investisseurs de Twitter pendant les mois chaotiques qui ont entouré son rachat de la plateforme en 2022. L’affaire portait sur ses déclarations publiques, notamment autour des faux comptes et de sa volonté affichée de suspendre ou de renégocier l’opération à 44 milliards de dollars. Selon le jury, certains de ces propos ont induit les actionnaires en erreur et ont contribué à faire chuter le cours de l’action Twitter.


Les investisseurs accusaient Musk d’avoir fait pression sur le prix


Les plaignants soutenaient qu’Elon Musk avait volontairement déstabilisé le titre Twitter pour tenter d’obtenir un meilleur prix, voire pour sortir de l’accord. Au cœur du dossier se trouvaient ses messages affirmant que le rachat était “temporairement suspendu” en raison du nombre de bots sur la plateforme. Le jury a retenu qu’il avait bien induit les investisseurs en erreur sur ce point, même s’il ne l’a pas reconnu coupable d’avoir orchestré un schéma global de fraude.


Une facture potentielle de 2,6 milliards de dollars


Le montant exact n’est pas encore définitivement arrêté, mais selon plusieurs comptes rendus du verdict, les dommages pourraient atteindre environ 2,6 milliards de dollars pour les actionnaires concernés. Le procès concernait les investisseurs qui ont vendu leurs actions Twitter pendant la période d’incertitude entre avril et octobre 2022, alors que Musk alternait menaces de retrait, critiques publiques et accusations sur la présence de comptes automatisés.


Musk échappe à une partie des accusations, mais l’impact est énorme


Même si le jury n’a pas validé toutes les accusations portées contre lui, ce verdict reste un revers judiciaire majeur pour Elon Musk. Il renforce aussi les critiques sur la manière dont ses publications publiques peuvent influencer les marchés financiers, surtout lorsqu’elles concernent une entreprise cotée en pleine opération stratégique. Ses avocats ont déjà indiqué qu’ils comptaient faire appel.


Une affaire emblématique de l’ère Musk


Ce jugement rappelle à quel point le rachat de Twitter, devenu X après l’acquisition, a été marqué par l’instabilité, les revirements et les coups de communication. Au-delà du cas Musk, l’affaire pourrait aussi peser dans les futurs litiges liés à l’usage des réseaux sociaux par les grands patrons pour commenter des opérations financières sensibles. C’est un signal fort envoyé par la justice américaine à l’ère des CEO qui tweetent plus vite que leur service juridique.